Rumspringa

Au rayon des TOC, je prends toujours les photos deux fois, au cas où, et si la première était floue?, et puis c’est pas grave j’ai de l’espace, ça se remplit pas comme ça 32Go.

Je me rends compte que dans mon iPhoto j’ai un nombre pas possible de photos en double, à ma décharge y’en a souvent une des deux qui est floue – pas folle la guêpe – mais bizarrement je supprime pas la mauvaise, juste au cas où – et si, plus tard, j’arrivais à en faire quelque chose de bien, de cette photo floue?

Tout cela n’a rien à voir – ou presque – avec Rumspringa.
Si comme moi vous aviez un professeur d’anglais obsédé par les Amish – ou juste parce que c’est au programme depuis au moins vingt ans sur les bouquins d’anglais, c’est que ça fascine des gens qui refusent d’avoir l’eau courante et le téléphone – vous avez forcément entendu parler de ça : le Rumspringa. J’ai pas envie de faire un exposé là dessus, alors je vous laisse avec Wikipédia.

C’est comme si on m’avait dit qu’il fallait que je quitte la communauté pour aller faire mes expériences in the real world, ce qui se traduit par bourre toi la gueule, tape toi la moitié de la terre et voit ce que tu en ressors (j’exagère un peu mais on est pas si loin). Après, peut-être (parce qu’on est pas vraiment chez les Amish) on m’offrira de faire le point, et peut-être même le choix : alors tu fais quoi? tu décides quoi? tu reviens? ou tu pars définitivement dans le monde extérieur?
Ils sont forts ces Amish. Surtout que les trois quarts – si ce n’est plus – reviennent parmi les leurs..

Ca sonne un peu comme Bar Mitzvah, alors Happy Rumspringa!

Drôle de fille

Je vais surement créer un club en son honneur.

Y’a cette meuf, elle paie pas de mine comme ça mais au fond elle a tout d’une winneuse à court terme – c’est l’average girl, je suis sûre que tout le monde en connait au moins une, qui ne fait jamais que des trucs moyens mais qui, comme par l’opération du saint esprit, s’en sort toujours bien. Et ça, ça la rend extrèmement agaçante sur le court terme. Oui parce qu’il y a un mais.

Moi qui croyais toujours arriver à mes fins, et généralement j’attéris jamais loin (mais jamais complètement dedans non plus, c’est peut-être ça le problème), j’ai trouvé mon maître : en prenant les voies les plus détournées, elle y arrive quand même – bien sur jamais dans la durée, mais encore une fois sur le moment, rien de plus énervant.

Sur le long terme, c’est une toute autre histoire, ou alors juste la même que d’habitude, you think you know.., parce qu’en vrai il n’y a que les gens vrais qui sont là où ils doivent être, qui gagnent chèrement leur place – et qu’on aille pas leur jeter la pierre de la défendre corps et âme – qui y restent et qui y sont in the first place..

Moi aussi parfois, et quelque part ça me rend fière, c’est surement de la fierté mal placée mais on choisi pas toujours, parfois j’ai juste envie de savourer en me disant si vous saviez… alors vous n’auriez plus envie de savoir.

Ca me renvoie deux choses là maintenant tout de suite, d’abord cette phrase de Meryl Streep dans The Devils Wears Prada, « Everybody wants to be us« , avec toute la prétention que ça comprend, mais aussi ce film, The Runaways, et cette rage de Joan Jett qui était juste là pour la zik depuis le début – merde, si vous saviez, ce que ça fait, en vrai – en vrai everybody wants to know.

Draft

J’ai laissé (1) mail dans les brouillons – sait-on jamais, c’est just in case – j’attends l’avis de Paul.

Le communiqué de presse

pfiou

J’ai un problème avec le « plus », le « pas », le « jamais plus », le « c’est comme ça ». Je me demande toujours ce qu’ils en savent. Et j’en viens à espérer que tu en baves autant que moi, juste pour partager, juste parce que c’est insupportable tout pour moi.

C’était la Gay Pride aujourd’hui et j’ai réussi à me faire brancher par un mec à Bastille – ça m’a fait sourire. Je me suis baladée un peu, le long du cortège, c’est touchant comme rassemblement, et personne ne prend la tête à personne (en tous cas pas avant 20h), tous ceux qui vivent cachés sont dehors juste pour une journée, je crois que ce qui m’a plu le plus c’était les familles homoparentales, avec poussettes et nouveau-né, et aussi les familles hétéros venues avec enfants, parce que c’est aussi important voir plus de leur apprendre ça dès le début.
J’ai fait la connerie de remonter la rue du Petit Musc sur les coups de 19h, pile poil de quoi me retrouver dans la foule et reconnaitre quelques têtes – mais je l’avais bien cherché, heureusement personne ne m’a vu, tout en noir, avec mes lunettes de soleil – mais ça fait mal quand même. De loin ça laisse juste une image furtive, encore autre chose que j’ai volé, va falloir payer bientôt alors pour m’avancer un peu je me suis enfuie, loin, à pied.

J’essaie d’arrêter de tout retourner dans ma tête, de comprendre comment on passe de presque tout – presque rien – à plus rien du tout, comment c’est possible de s’en sortir comme ça, la tête haute alors que le soleil je le vois même pas.

Ca y est, j’ai fait mon communiqué de presse, mis les autorités au courant, la famille Brontë ne va pas tarder à délibérer. Je sais très bien comment ça va se passer, on va me mettre de grandes tapes dans le dos, me dire que c’est pas grave si je passe encore les prochaines semaines à pleurer – mais bon faudra penser à s’arrêter aussi – et que ça passera, que c’était le mieux à faire, que j’avais raison, que j’avais pas le choix, que dès le départ c’était pas ça, mais merde qu’est-ce que vous en savez tous, de ce qui se fait et ce qui se fait pas, tous avec vos vies tout aussi fucked up que les autres, parce que vous, vous l’avez la recette peut-être?

Même Facebook c’était trop – s’il vous plait faites que ça s’arrête.

Ca y est.

Think I hit the ground.

C’est dingue quand même. La violence. Et je me sens con. Comme si j’avais pas le droit.
Je crois que dans ma chute libre, il manquait quelques branches. Je m’accroche à plus rien – et même la musique n’a pas réussi à m’étourdir (ça n’suffit pas, à m’faire oublier que…).
Je posterai bien des trucs ici d’ailleurs, mais c’est trop vert, et le trop vert c’est jamais bon – mais en français dans le texte dans le plus pur emo style, ça finira bien par sortir un jour.

Putain merde fais chier.

Go back to bed and sleep

Y’a des jours comme ça.

Où tu sais pertinemment que tu devrais pas te lever, parce que déjà, rien qu’en ouvrant les yeux c’était juste pas ça.
Mais bon, il faut, alors avec trois heures de retard tu y vas quand même, déjà la douche c’est galère, trop d’cheveux, et puis tout est compliqué, mettre un legging, une jupe, même trouver un tee-shirt.
Quand je mets plus de 40 minutes à me préparer, ou je veux essayer de faire style genre du coup je m’applique, ou alors je devrais me dire qu’il vaut mieux que je reste chez moi, que je serais bonne à rien de la journée.
Oui mais bon, pas le choix, alors on balance tout dans les sacs – oui parce qu’avec tout mon bordel, pour aller au bureau, j’en ai besoin de deux – et on se prépare à partir. Et là, c’est le drame – plus de carte de métro. J’ai retourné la maison, ma chambre et tout ce que je pouvais retourner. Je suis allée voir à côté du Vélib 19 – oui parce que je choisis toujours mes emplacements quand je peux, y’a un côté symbolique et surement un peu superstitieux – y’avait rien, non plus à la station RER de Vincennes, je me suis dit merde va falloir tout refaire, ça va être méga relou, là aussi j’ai hésité à juste rentrer chez moi et dormir pour la journée.
Faut croire que j’en avais pas encore assez eu, du coup j’ai tenté le Club RATP de Nation, très chouette petite boutique dans le RER, heureusement la technologie est de notre côté, une carte Imagine R ça se refait dans l’instant, et c’est pareil pour le compte Vélib quand on est poli et qu’on leur demande gentiment. Bon un peu moins de galère mais le RER quand même.

Et le bureau est frais, et personne me prend la tête, ça, je m’en charge toute seule. J’aimerais juste être un peu plus sereine. Mais le bureau, c’est fun, j’arrive avec mes lunettes de soleil sur le nez et on se fout de ma gueule, au moins ça me fait redescendre de mon soulage 3000, et puis je peux enfin manger, quasi pour la première fois de la journée – parenthèse enchantée.. si je n’avais pas fait tomber du coca sur ma jupe. Fuck.

Je suis passée par Starbucks j’ai pris un truc bien fat et gras, histoire de pouvoir me plaindre d’avoir mal au bide et de savoir pourquoi.

Et puis on écoute de la musique au bureau – la musique, ça permet toujours de mettre le cerveau un peu sur pause, de se concentrer sur autre chose. Merde je savais pas que l’électro ça pouvait me toucher autant, c’est terrible, ce mec a du talent, de toutes façons je crois que même un LOLCat pourrait me faire pleurer, alors je devrais pas vraiment m’étonner..

J’ai envie de marcher dans les rues de Paris, ça me fait pas souvent ça, mais là je sais exactement quel traitement adapter aux symptômes : j’ai besoin de ma bonne marche d’une heure, genre Nation-Montreuil en passant par la porte de Vincennes, histoire de savoir pourquoi j’ai mal aux pieds.

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Une question d’âge – Subway Chronicles #7

On s’étalait sur trois générations.

Côtes à côtes, dans le métro, lui et ses allures de parisien manque-plus-que-la-baguette-de-pain avec son béret, elle dans son porte-bébé, bien installée, et moi, sur le strapontin d’à côté.
On s’est rendu compte qu’il y avait le même rapport d’âge entre lui et moi qu’entre moi et elle : 20 ans à la louche, on va pas être regardant sur une ou deux années. Il me disait qu’il trouvait ça fascinant, entre Robespierre et Porte de Montreuil, de penser à ce que serait sa vie – d’un point de vue totalement généraliste, dans quel environnement elle allait évoluer elle, quand, comme moi, elle aurait vingt ans (ou plus tout à fait), ce qu’elle utilisera, comment elle communiquera, quelles seront les nouvelles odeurs, les nouvelles modes, les nouvelles textures.

Moi je suis plus drama queen et fière de l’être (ou pas), et j’ai pensé à ce qu’elle allait endurer, elle aussi – je sais qu’on y passe tous, je sais pas encore à quel point (et d’ailleurs cet abysse me fait un peu peur). Je me suis dit que ça serait pas plus facile pour elle que ça ne l’est pour nous, peut-être qu’elle aura la chance de ne pas être aussi à fleur de peau, peut-être qu’elle se prendra un peu moins la tête. Mais elle aussi, elle pleurera, et elle aura mal, et il n’y a rien qu’on puisse faire, à part être là. C’est ce qui me terrifie avec tous ces enfants qui sont, de près ou de loin, comme de la famille (ou de la famille tout court) : on ne pourra jamais les protéger complètement. Ils vont se casser la gueule, forcément, d’autres vont les faire pleurer, ils en feront baver aussi à ce qu’ils aiment ou qu’ils détestent, et nous on ne peut faire qu’être là pour eux, pour les rattraper quand ça va pas, pour essayer de faire en sorte qu’ils aient un peu moins mal.
Merde, j’ai vraiment que cette vision là moi, de la vie? Va falloir penser à changer de lunettes, et vite.

J’ai un autre souvenir de ma conversation d’hier, à propos des deux catégories de gens sur terre : ceux qui font et ceux qui subissent. Ceux qui ne plaignent et ceux qui changent de boulot. Ceux qui disent à quel point ils sont malheureux et ceux qui quittent leur femme. Et je me souviens de cette phrase, face à mes grands yeux et à mon étonnement qui voulaient dire « oui mais c’est plus compliqué que ça, et puis c’est pas facile, et puis… ». Il a juste répondu : « bah oui c’est pas facile. Mais la vie c’est difficile, personne n’a dit que c’était facile. Et ça ne le sera jamais ».
Je sais pas encore de quel côté je suis – si je subis ou si je fais – j’essaie d’être du deuxième côté, mais parfois je choisis le premier – je veux pas avoir mal tout le temps.
J’ai un peu l’impression d’être à un carrefour. J’ai peur de louper beaucoup et je suis en chute libre depuis des semaines, je m’accroche aux branches, à tout ce qui peut faire illusion cinq minutes – j’ai pas encore atterri, ou peut-être que si, mais je ne le sais pas encore. S’il vous plait faites moi taire.

Ca fait un mois que ça dure nos conneries – presque plus. Je suis fatiguée. J’aimerais bien dormir un peu. Ne plus retenir ma respiration quand je me rends compte que c’est encore une de ces habitudes prise au court de l’année passée. Ne plus virevolter au moindre reminder. ‘parait qu’avec le temps va, tout s’en va… Mais quand on veut pas, est-ce que quand même, ça s’en va?

Choices

Il est même pas tard, pourtant j’ai le mal de crâne de 4h du mat après deux épisodes de In Treatment (je suis pas sure que je vais réussir à la voir en entier cette série, quelle claque à chaque fois, mais putain qu’est ce que c’est bien).

On en a parlé aujourd’hui au bureau, c’est pour ça – y’avait deux bonnes blagues dans l’épisode 16 : « quel est le point commun entre un solo de guitare et l’éjaculation précoce? On sait que ça arrive et on peut rien y faire ».
Et aussi « un petit garçon dit à sa maman : quand je serais grand je veux être musicien. Elle lui répond : tu ne pourras pas faire les deux en même temps mon chéri ».
Les blagues de zikos ça me fait toujours rire.

J’ai eu une drôle de discussion aujourd’hui, sur les choix, sur le stress – je me ronge trop les ongles, c’est pas joli, et ça donne trop d’indications sur les faiblesses de quelqu’un, son stress, son angoisse. J’ai dit que c’était les gens qui me stressaient.
Autour de moi, on me dit les même choses depuis des mois, sur les tenants les aboutissants, le pourquoi du comment, on essaie de m’expliquer ce que je comprends pas. On voit bien ce qui se passe, on met des mots dessus mais forcément je me dis qu’on est un peu aidés – je suis là, moi, avec mes grands yeux, et j’en parle, peut-être un peu trop, et on voit.

Mais là non, c’était quelqu’un de complètement extérieur, avec qui je ne discute pas des détails, jamais, qui ne chope que des bribes, de loin, qui n’a jamais assisté à rien, à aucune scène, qui entend juste mes réponses au téléphone et donne son avis sur quelques titres. Rien de plus, rien de moins.

Et là, clairvoyance totale – d’abord à demi mot, parce qu’il osait pas trop – c’est toujours dur de dire les mots pour quelqu’un quand on en sait pas vraiment s’il se l’avoue – et puis complètement. Les sentences, les même que toutes les autres, le choix inéluctable, comme ils disent dans In Treatment, chaque vie est une constellation de choix, on ne peut pas en vouloir aux autres d’en faire ou de ne pas en faire.
J’ai trouvé ça dingue que quelqu’un qui n’en sache aussi rien, de tous ces détails, de tout ce qu’il ne faut pas dire, de tout ce que je m’épuise à cacher tout le temps ait pu voir si clair – comment il a su, avec mon attitude, le choix des mots que j’emploie, mes larmes aussi – car je ne suis pas dupe, je sais que je n’ai pas réussi à toutes les cacher-, deviner ce qu’il y avait réellement derrière. On est tous totalement transparents finalement, même si on se tue à paraitre le contraire, les gens nous voient tels que l’on est – tels qu’on ne se voit pas.

C’était un peu la douche froide. Et c’était drôlement réconfortant.

C’était pas sain au départ, on peut rien construire de sain si les bases sont pas saines, alors il faut tout couper et partir ailleurs. Et peut-être qu’on y reviendra, différemment. J’essaie de décrocher mais j’y arrive pas – j’ai toujours l’espoir de recommencer différemment, parce que tout de suite, ça me parait impossible, tout ce vide. Je sais qu’il ne se remplace jamais. C’est juste un peu plus de vide à côté du vide qui était déjà là. Ca fait plus de vide. Je me demande si à l’intérieur y’a une surface extensible ou si un moment ça sature – si il y a des gens remplis de vide, et d’autres de trop plein. J’ai toujours un peu le vertige.

Personne ne planifie de te laisser tomber.

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J’exorcise.

C’est même plus la peine que j’écrive, avec d’autres mots c’est tout aussi clair.. voire plus. True Lies.

J’en lâche quand même des mots, sur de la musique, j’exorcise à mort, il faut bien que ça sorte, ça se bouscule un peu, j’ai tellement de choses à en dire – surement que tout sera faux, obtus, que mon point de vue n’est pas le bon et puis je suis une vraie drama queen, comme d’habitude.

Le truc c’est que j’ai pas l’impression que ça soit si problématique que ça, de s’avouer drama queen. Oui je sais, un peu de légèreté n’a jamais fait de mal à personne – mais pour moi il n’y a rien de léger dans ce à quoi je tiens. C’est ou tout ou rien. Chacun ses défauts..
Et là tout de suite je sais plus trop à quoi ça rime, tout ça. Est-ce que j’avais vraiment besoin de tous ces éclats là? Sur le moment, ça me paraissait indispensable, avec toute sa rage, sa violence à l’intérieur. Fallait enfin dire. Et laisser le drame reprendre le dessus – tout est fini.
Ca parait tellement définitif – tout est fini – comme une sentence inéluctable et inaliénable. Plus rien de possible. Trop d’incompatibilité d’humeur. Plus de droit de réponse. Mais si justement, je blogue – je peux pas m’arrêter, ça s’arrête pas dans ma tête, ça tourne, ça tourne. J’attends que ça se calme. J’attends de pouvoir redormir la nuit. Alors il n’y aura plus rien à en dire.

L’avantage de ce genre de support blog « touche nouille de mes deux », c’est qu’au fond personne le lit vraiment, et que je peux y mettre ce que je veux – je peux y faire dire ce que j’ai envie, comme je l’ai compris. Et tant pis si c’est pas vrai – c’est vrai dans une autre réalité, pas la mienne, pas la tienne. Peut-être même que c’est vrai nulle part – pour pousser le drama queen jusqu’au bout.

Les images ne disent que ce qu’elles veulent – je ne comprends que ce que j’ai envie de comprendre – vous allez me manquer beaucoup.

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Drama Queen jusqu’au bout

J’essaie de me souvenir.

Vraiment, je fais des efforts. Je me creuse la tête.

J’essaie de me souvenir comment j’ai survécu les autres fois.

Je trouve pas.


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