childhood hurts
j’ai trouvé une page web avec des photos
pile une semaine après avoir croisé un fantôme du passé chez simply
le lendemain d’une « ten years réunion » aussi painful que libératrice
c’est juste une page web, avec onze photos et un petit texte
un aperçu de ce que j’appelle « la vie normale », aka ce qui aurait pu m’arriver aussi si je n’avais pas bifurqué avant
j’ai retenu quelques larmes devant mon écran et je suis allée marcher
à l’occasion du déjeuner dominical dans la demeure familiale je suis allée réouvrir ma boîte en métal où je range toutes mes lettres
there are so many letters
il y a ses mots, enfantins, maladroits
on s’en mettait plein la gueule, par lettre (et je donnerais cher pour relire les miennes)
il a une façon d’envoyer chier my thirteen-years-old-self qui me provoque un petit pincement
et cette petite phrase « Mais nous deux je croit qu’on est 1er sur le contact. ou qu’on soit on arrive à se joindre. »
(it gets me every single time)
ce qui est terrible c’est que j’ai renoncé à tout ça – mais même après l’avoir accepté, il me faut quand même renouer avec la gamine que j’étais il y a dix ans, avant de pouvoir partir, pour de bon
Dieu que l’hiver sera long
