je me suis surprise à ne plus écrire pendant quelques semaines – pourtant c’est pas comme si j’avais rien à dire, si il y a bien quelque chose qui a changé c’est que je me fais bien moins chier
néanmoins je suis un peu paralysée par mes doutes, mais je continue à avancer
je préfère du coup ne pas trop écrire
je me suis donc dit que j’écrirais pas avant octobre, septembre c’est toujours un peu comme ça, l’infamous syndrome du « wake me up when september ends »
cette semaine j’ai fait un énorme pas en arrière, géographiquement parlant, je me suis rapprochée d’un lieu qui symbolisera toujours une fin – de l’enfance, de l’innocence, et que sais-je encore – et je suis bonne pour y rester au moins quelques mois, dans ce nouveau bureau si proche de cet endroit un peu sacré/hanté dans ma mythologie personnelle – mais adviendra que pourra, c’est surement une étape en plus qui me pousse vers la porte de sortie
je suis toujours aussi peu fière de mes obsessions mais j’y travaille, et je vais fangirler dans une salle obscure pendant une heure et demi, et je m’explique avec moi-même, comme si on me confrontait, ça fait des dialogues assez longs mais toujours assez similaire
ça part de « aren’t you sick of feeling bad about yourself? » pour arriver au contraire
c’est pas très grave si c’est tout blanc, que ça dégouline de bons sentiments – et encore, pas tant que ça – c’est juste là pour faire du bien aux gens
ça me rappelle une démarche un peu similaire qui m’avait séduite il y a des années de cela – comme quoi les chiens ne font pas des chats, et même si je suis vaccinée – ça c’est sur – contre le fangirlisme évident, un peu d’immersion dans un fandom n’a jamais fait de mal à personne – tout le contraire, même, à ce qu’il parait
i just hope that i’m not dreaming too high this time
