Détail du plan galère :
Au départ on devait venir nous chercher à la maison et nous ramener après la fête.
Après, il fallait qu’on aille Porte de Clignancourt plus tôt pour passer d’abord voir la nouvelle terrasse et ensuite aller à la fête, et puis on nous ramenait.
Finalement on est parti tôt, on est sorti une station trop tôt et on a marché jusqu’à Marcadet-Poissonnier, l’accident de la A86 nous a fait faire un détour par Saint-Denis, on s’est planté, on était pire qu’en retard – alors du coup on est allé à la fête direct.
Un voyant de la voiture de location indiquait « Faire révision », déjà ça crispe un peu, et puis la blague de dernière minute c’est que le conducteur fait un peu de narcolepsie récemment, du coup il prend des excitants, mais pas de problème ce soir il allait en prendre deux. Gloups.
Inutile de préciser que j’ai retenu ma respiration à chaque virage durant les 50 minutes qui nous séparaient de la maison sur le chemin du retour, à 3h du’ et des brouettes.
Et puis j’ai commencé à me poser des questions pratiques : si il s’endort, concrètement, on fait quoi? Si on crie, il va faire un geste brusque, et on va se planter. Si on dit rien on va se planter. Alors on lui met une petite tape sur l’épaule, en espérant que ça ne provoquera pas un geste brusque?
Ca m’a rappelé ce retour chaotique d’une fête en Vendée où je me suis dit que si on rencontrait quelqu’un en face, on était cuit – mais pour de vrai, le conducteur avait tellement bu qu’on allait à 20 à l’heure et qu’on s’arrêtait sur le bas côté tous les 100 mètres – et plus les souvenirs revenaient, plus je me souvenais ne pas avoir eu peur – à quoi ça sert, au fond? Si c’est supposé arriver à ce moment là, ça arrive… et on voit ensuite. Mais une fois embarqué dans la situation, on peut pas vraiment sauter de la voiture.
Tout ça me donne très envie de passer le permis – juste histoire de dire que je peux me barrer dès que j’ai envie.
Et en résumé c’était l’über barbe quand même.
J’en oublierais presque ma petite lumière de la soirée : dix-huit ans à peine, en survet’ et coupe à la Matt Pokora, alors que je surveillais les enfants dehors, il m’a abordé avec deux phrases magnifiques – « euh.. t’es au restaurant là? » « et euh.. ça va, t’as bien mangé?« .
Ce à quoi j’ai répondu oui, et une fois que j’aurais dit au revoir à ma nièce, je vais y retourner – évidemment je l’ai planté là, les meufs de toutes façons c’est toutes les même, toutes des connasses.
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