Metric >> All Yours (I <3 Emily Haines big time)
Ca me prend souvent le dimanche. Au début c’est rien de bien méchant, c’est sournois, ça se traine un peu dans les coins, mais on commence la journée quand même.
Je fais même preuve d’un optimisme édifiant, je prends le RER et j’accompagne mon aînée à la gare – oui parce que j’ai un problème avec ça, aller seul à une gare, ou arriver seul, je trouve ça tellement triste et tellement pas empathique, je déteste arriver et devoir me taper le métro toute seule, c’est le syndrome du je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, alors je fais partie de ceux qui vont chercher et qui raccompagnent, qu’il soit 23h ou 10h du matin.
Couché trop tard alors c’était dur le retour sur le Vélib’, juste de quoi me vautrer dans les canapés en arrivant et à me sentir d’un coup comme harassée par une fatigue qui semblait n’arriver de nulle part.
Et c’est là que tout se joue – c’est là qu’un bon verre de coca est salvateur.
Manque de pot, on est à la diet’ grave ces jours derniers à treuil-mon, donc adieu boisson à bulles et nourriture énergisante.
Ce dimanche à un goût de dimanche mal rempli, de dimanche confus, de dimanche d’été. C’est la première fois que j’aime pas l’été, à mon souvenir, la première fois que j’attends septembre comme une sentence d’un retour à la normal tant attendu.
D’habitude j’adore l’été – Paris est tellement différent pendant ces deux mois, comme si c’était pas Paris, avec des airs de tout est possible. Peut-être que je compare trop à l’été dernier, et que ce mois de juillet rempli de vide et d’incertitudes (c’est faux) me terrifie.
C’est une impression étrange, vraiment, que de se sentir homesick dans sa propre home. On a l’impression d’avoir deux ans et demi, de nouveau, et de se sentir complètement vulnérable – c’est, avec l’impression d’auto-combustion contenu à l’intérieur de la poitrine, un des pires ressenti – je déteste ça.
Et ça larve, toute la journée, ça pleure devant le flashmob des Gleek de Paris (qu’est ce que vous voulez, les gens heureux ça me fait toujours cet effet là), ça sursaute au moindre message sur le portable, et ça fait une demi syncope quand c’est un appel.
Aujourd’hui autant qu’hier et surement plus que demain, la vie est une plage.

Gare de Lyon night club fever, tous les soirs à partir de 23h10 (à peu près)
(en allant chercher la photo, j’en retrouve d’autre, qui datent d’il y a un an jour pour jour. putain merde fais chier pour de vrai.)