Vous n’avez jamais souhaité d’effacer complètement une pensée, une idée, juste parce qu’elle dérange trop?
Le genre de truc qui gratte, qui devient rouge et s’infecte – le genre de truc qu’il n’est jamais très bon de garder à l’intérieur.
J’ai presque envie de me re-ronger les ongles.
Et j’ai envie d’une autre vie – celle de ces spoiled kids de GG. Je pensais pas que je tomberais dedans… et puis voila, à pieds joints, un timing parfait, c’est toujours tellement plus simple, regarder la vie fictive d’autres aux destins si faussement ordinaires.
J’aurais presque envie de tout effacer, le bon, le mauvais, et de revenir quelques mois en arrière. Tout laisser de côté, là, j’aimerai être capable de laisser un peu de temps au temps et de laisser un peu d’espace entre les mots.
Je voudrais revenir sur tout, personne n’est vraiment indispensable, rien n’est immuable, je me demande toujours si, comme dans Fringe, il y a autant de vies parallèles que de choix multiples, je veux dire si j’avais choisi tel jour de pas être à tel endroit est-ce qu’aujourd’hui j’en viendrais à désirer de mettre toute une partie de moi sur hold?
En bref y’a toujours un moment où la série s’arrête, et où de nouveau, il faudrait se concentrer sur les idées désastreuses. Lucky me, j’ai une ou deux vies parallèles pour prendre le relais, oui mais pour combien de temps, oui mais après? Comment on fait après?
J’espère que je serais à la hauteur de ma volonté – ce qu’il y a de drôle avec les résolutions d’un soir, c’est à quel point on les pulvérise le matin venu – ça me rappelle une phrase pas si maligne (même franchement imbécile pour cette fois-là), un truc du genre « c’est fou comme la nuit, tout parait possible… et comme plus rien ne l’est le matin venu ». Je me souviens que je l’avais associé, par provoc, à une photo prise dans le théâtre du Chatelêt – souvenir d’une nuit blanche assez épique.
Parfois j’essaie d’être invisible – je me dis que si je le veux suffisamment fort, j’arriverais à disparaître. Et aujourd’hui, c’est pas spécialement facile, c’est à peine si on a pas une puce GPS implantée dans le bras – y’a toujours le téléphone qui sonne, y’a toujours Facebook, y’a toujours Twitter. Alors on met le téléphone sur répondeur, on ferme facebook, on déconnecte twitter.
Néanmoins j’essaie, pour la forme, pour l’effort. Et même si ça marche pas – I’ll keep trying.
I do miss the nerdy old me.

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Comments ( 1 Comment )
Cédric added these pithy words on mar 16 10 at 21 h 50 min« I do miss the nerdy old me. »
En deux articles, je me dis que je retombe dans cette période où je re-sentais ton texte. Ce me manquait :)