J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends
J’ai eu le courage de regarder en arrière
Les cadavres de mes jours
Que lentement passent les heures
Comme passe un enterrement
Tu pleureras l’heure où tu pleures
Qui passera trop vitement
Comme passent toutes les heures
Et toi mon coeur pourquoi bas-tu
Comme un guetteur mélancolique
J’observe la nuit et la mort
Vienne la nuit sonne l’heure,
Les jours s’en vont, je demeure
Post Tags: Apollinaire, Charlotte Gainsbourg