septembre/octobre/novembre
Nous sommes la génération des enfants perdus. La mienne, celle de ceux d’avant nous aussi.
Débarrassés des contraintes matérielles, on n’a tellement plus à se soucier de rien qu’exister devient un problème en soi. On mange à notre faim, souvent sous le toit de nos parents avant 25 ans, on a un éventail de choix vertigineux devant nous, puisqu’au fond, il n’y a qu’à choisir : quelles études? Quel métier?
Nous sommes la génération la plus nombriliste qui soit. On ne sait plus quoi faire de nous au juste – on n’inspire que le complexe, le compliqué, et mieux les contradictions – c’est bien simple, tout ce dont on a envie, au fond, on n’en veut pas vraiment en même temps. C’est dire quel type d’emmerdeurs on est vraiment.
Rien n’est léger, rien n’est simple, c’est le syndrome drama queen en plus poussé. Comme on me disait plus tôt, finalement, on n’est même pas plus heureux. Surement parce que l’énigme n’a toujours pas de solution.
