A matter of trust
Tout est un jeu.
Pour participer, c’est plutôt simple : on nous distribue des cartes et on décide ou non de les abattre le moment venu. Après, c’est au petit bonheur la chance.
On prend des paris : celui de ne rien dire d’abord, à personne, puis laisser les informations ne sortir qu’au compte goutte, auprès de privilégiés triés sur le volet. Ne rien imposer à personne. C’est prendre le parti que ceux qui savent, ceux à qui l’on dit, sont des gens de confiances.
Car c’est ainsi que l’on sait si on a ou non gagné son pari : si on se reprend tout dans la gueule, puisque bien évidemment ce sont toujours les confessions qui nous reviennent dans ces moments là, c’est souvent et c’est perdu.
En fait on ne gagne jamais, on s’attend juste à ce que ça finisse par nous revenir comme ça, la brèche est ouverte, ces gens-là en savent trop et nous planterons bien assez tôt… et s’il ne le font pas, et bien, ce n’est qu’à ce moment là qu’on sait – autant dire jamais. J’attends toujours le pire des autres, et encore pire de ceux à qui je parle. Mais je prends le pari – parce que ça serait pas possible sans eux.
Pour rester dans le cryptique et dans les jeux de faux-semblant (you think you know, you have no idea, but I mean, really, no fucking idea), je viens de tomber là dessus et ça me semble de circonstance :
There’s good in all of us and I think I simply love people too much, so much that it makes me feel too fucking sad.
— Kurt Cobain