shhhhhhhht
Au fond on est tous tributaires de ceux à qui on parle. Je veux pas dire par là de votre boulangère avec qui vous échangez deux phrases tous les jours.
Non, ceux à qui on parle vraiment.
J’ai fini l’Attrape coeur et en plus de trouver ça beau, je fais toujours une fixette sur la fin du bouquin, les derniers mots d’Holden :
Chapter 26
D.B. asked me what I thought about all this stuff I just finished telling you about. I didn’t know what the hell to say. If you want to know the truth, I don’t know what I think about it. I’m sorry I told so many people about it. About all I know is, I sort of miss everybody I told about. Even old Stradlater and Ackley, for instance. I think I even miss that goddam Maurice. It’s funny. Don’t ever tell anybody anything. If you do, you start missing everybody.
Toutes ces personnes emportent un bout de nous, à chaque fois. Ce qu’on avait investi, ce qu’on avait construit – je suis rarement celle qui part, alors tous emmènent quelque chose avec eux, voire tout.
C’est un peu l’air con quand il s’agit de ressortir toutes ces vieilles choses qu’ils avaient réveillé et construit avec nous.
Il s’agit alors de se faire violence. Mais j’imagine que c’est par là que tout commence.
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