Nothing ever works but nothing ever fails

Tout à l’heure dans le métro, entre République et Montreuil, il y avait cette femme aux cheveux incroyablement long et sales, qui parlait toute seule, c’était déprimant. J’avais l’Attrape-cœurs dans les mains et c’était pas spécialement gai non plus – je veux dire, c’est pas vraiment déprimant, mais c’est pas vraiment gai, c’est plus plombant.
Je voudrais parler comme le môme Caulfield mais je peux pas vraiment, et puis la traduction c’est toujours aussi merdique, on sait jamais vraiment ce qu’on lit.

It’s never enough.

C’est marrant c’est la veille, là maintenant tout de suite, la veille de plusieurs choses, et pour plus d’un que moi.
On laisse la notion de week end dans un coin, puisque de toutes façons elle marche pas vraiment pour tout le monde, enfin si, tous les « normaux », mais ils se cachent bien les salauds, on les voit presque plus, comment font les gens ordinaires, le lendemain?
Je renie rien mais je plaquerai bien tout, quel beau paradoxe, on gagne alors on s’effraie, c’est tellement plus simple de toujours perdre, parce qu’alors on a une excuse, une vraie, pour se dire que rien ne va.

Y’a dix fois pire que moi et je veux pas at least moins que ça.


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