It’s what it’s all about
Y’a un début, une reprise, refrain, etc, et même un développement – merde j’ai l’air de vraiment m’y remettre. J’en aurais presque les larmes aux yeux tellement ça fait du bien, cette foutue impression impossible à décrire et si rare.. j’ai le casque sur les oreilles, et j’écoute, et je ressens pareil qu’avant, pareil que pendant les fameux concerts, sauf que là c’est moi, c’est mon travail de la soirée (d’ailleurs ceux qui enregistrent un peu de musique pourront en témoigner, c’est fou comme le temps passe vite quand on cherche des trucs, qu’on en rentre un bout, puis qu’on change de son.. et pouf, il est déjà 23h, on a pas mangé, et quand on s’y remet on se rend compte tout à coup qu’il est presque 3h du mat..).
C’est là, ça existe, et mes tripes me rappèlent à l’ordre, j’arrive même à me réécouter – vraiment, ça veut dire que je refais de la musique? Que j’abandonne pas? Que je me dis pas que ce sont les autres qui ont cette force là, et pas moi?
C’est surement la voix de mes aînées qui résonne à mon oreille, leurs mots qui semblent glisser sur moi alors qu’ils pénètrent mon esprit par les pores, qu’ils s’insinuent et viennent s’introduire dans mes rêves la nuit. Alors dans mes cauchemars, il y a beaucoup de gens qui partent, parce qu’on me met beaucoup en garde (et le jour où tout ce beau monde aura autre chose à faire, la petite Camille, elle sera où?), parce que le paysage est clairsemé aussi, et qu’on ne s’est jamais trop remis de ceux qui sont partis, aussi nombreux soient-ils, mais il y a aussi d’autres sentences, celles qui disent que je finirais dans un bureau, à bosser avec des gens cools mais pas l’inverse, alors tout ça, ça fait son chemin, et ça arrive jusqu’au matin, où je me réveille entre deux univers. J’oublie instantanément tout ce fouillis, il m’assommera plus tard, il y a tant à faire, parce qu’il est déjà tard.
Quand j’écris j’ai l’impression que je fuis, je sais pas trop quoi, surement juste comme quand on a tellement peur du silence qu’on essaie de combler les vides, et qu’on parle sans rien dire, juste pour éviter le silence pesant qui impliquerait qu’on a plus rien à se dire – et qu’alors on peut partir.
On avance.
Demain c’est Metric Metric Metric, ils feront pas comme Oasis eux, non, ils sont fiables, et Emily Haines dit tellement de choses qui me touchent que je vais aller m’endormir avec sa voix dans mes oreilles, pour combler le vide, cette grande maison et ses pas fantômes. I can feel you most when I’m alone, I can feel your ghost when I’m alone..
Laissez vous porter qu’ils disaient, si je ne sais toujours pas comment empêcher les gens de partir, j’ai trouvé comment rendre le silence supportable : la musique, toujours la musique, rien que la musique.
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Comments ( 1 Comment )
Mademoiselle Gecano added these pithy words on août 30 09 at 16 h 03 minMoi ça me ravie de lire ces quelques mots, je patiente en imaginant les premières notes…
** Je suis Musique **