Aime chacun, fie-toi à peu, ne fais de tort à personne. Arme-toi contre ton ennemi plutôt de menace que de violence, et garde ton ami sous la clef de ta propre vie ; qu’on te reproche de te taire, jamais de parler.


Je suis debout dans la cuisine, et je ne pense à rien.. enfin, à rien, c’est difficile, même impossible – y’a toujours un p’tit quelque chose, qui vient on ne sait d’où.. un détail sur le mur le papier peint, une parole pas digérée.. quand on voudrait avoir la tête vide, ça nous vient, comme ça…. je voudrais dormir.

Entre l’épouvantail couleur rouille dans sa paire de botte Margiella et la drôle de fatigue qui m’envahit ce soir il n’y a eu qu’une fraction de seconde – j’ai juste cligné de l’oeil, par inadvertance, et me voila comme une conne au fond de mon lit, à me dire que ma cervelle commence à bouillir. Dès que ça fera des bulles, je me rappèlerai qu’il était peut-être temps de s’arrêter à l’étape précédente – on s’arrête toujours trop tard, quand on en a trop fait et qu’on a déjà un bon pied engoncé dans la connerie. Note pour plus tard : ne jamais se permettre d’aller jusque là.

Je change de gardien-des-clés, ce qui n’est pas trop pour me rassurer, mais qui me laisse espérer que ça finira par changer.

Juste pour revenir sur la citation du duo Jacques Higelin / Jeanne Cherhal, je trouve ça drôle qu’on utilise la métaphore de la digestion pour exprimer l’idée d’acceptation.. drôle, et très parlant. Va savoir ce que me réserve l’examen de toutes les paroles pas digérées.
C’est la journée des citations – celle du titre n’est pas une référence à Rohff, mais un morceau choisi parmi la folie verbale qui a sévit ses deux derniers jours, après tout le monde aura reconnu les mots de Shakespeare (dont j’aime particulièrement le « aime chacun, fie-toi à peu, ne fais de tort à personne »). QOTD CQFD. Quand j’aurais le temps, j’écrirai sur les familles recomposées (c’est un peu comme le fameux post supposé-être-drôle que je devais faire avec la Martin, y’a de grandes chances que ça n’arrive jamais ou alors avec six mois dans la tronche).

Pour finir, toujours ce cher William :
Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle.


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Comments ( 2 )

Margiella!! pas Marcella! tu vas voir un jour ça va finir par rentrer et là…

charles antoine added these pithy words on juil 25 09 at 1 h 37 min

oh la loose, je corrige ça… j’ai découvert hier aussi, alors faut pas m’en vouloir!!

Cam added these pithy words on juil 25 09 at 11 h 40 min

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