I’m still alive but I’m barely breathing*
En passant la tête par la fenêtre, j’ai vu des gens déguisés défiler comme s’il s’agissait d’une sorte de carnaval à thème. Dégingandés, un peu fous, ils couraient dans tous les sens mais l’ensemble avait une sorte de cohérence.
Entre le fauteuil et le canapé, j’ai essayé de réinventer mon monde en quelques notes de musique, la seule chose à peu près productive de ces deux derniers jours.
J’ai mis mon cerveau en vacances – ou ils ont mis devrais-je plutôt écrire – et je m’en veux presque de ne pas m’en plaindre. It’s so convenient I cannot feel a damn thing.
Tout est une question d’état, et celui-ci change déjà. Au fur et à mesure, mon corps prend le pas sur la substance et je me sens à nouveau bouger, ressentir, penser. Après avoir avancé dans l’eau, tel un cosmonaute, je sors un peu, et je ne sais plus très bien qui de la chaleur ou de mes démons est responsable.
Je n’arrive pas à en parler, peut-être cela serait plus facile à écrire. Néanmoins c’est comme une boucle, je sais, je m’élance, je ne sais plus, je me replie, encore et encore, toujours.
C’est l’été et ça ne m’inspire rien – « quand il fait froid je peux maîtriser, pas quand il fait chaud », disait ma petite punk à chien il y a quelques années. C’est un peu ça : il fait chaud, du coup on a envie de rien, à part peut-être d’une terrasse avec un verre de je-ne-sais-pas-quoi de rafraîchissant.
C’est déjà la fin de l’année, il va falloir penser au petit bilan photo..
C’est comme il avait promis, la vague qui me faisait fracasser le plafond et creuser les fonds s’est calmée : ici, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Ouais enfin ne nous emballons pas.
