(titre d’un texte sur lequel j’aurais pu passer mon oral du bac en Anglais renforcé)
Je me tiens là, debout, sous la pluie. L’orage est passé, le sol est juste humide des gouttes qui continuent de tomber, lentement mais surement, sur les pavés.
Je sais que je n’ai rien à faire là, et pourtant impossible de bouger – je fais presque partie du paysage, l’illusion semble parfaite. Bien sûr, certains continuent à me regarder d’un air curieux, comme s’ils pensaient observer une faille, mais, plus souvent maintenant, se contentent de passer, comme si de rien était.
Alors c’est ça, être au bon endroit ?
Et évidemment, les défaillances reprennent le dessus, mon regard se brouille, un peu d’eau mouille mes cils inférieurs, et j’ai beau tenter de garder l’illusion intacte, le masque faiblit un instant – de trop.
Je n’ai rien à faire ici me disent mes entrailles – il faut que tu sois là me dit ma tête. J’aimerais bien m’entendre avec moi-même. Pour changer.