It’s a beautiful day
Il a fait beau aujourd’hui à Auvers. C’était d’autres 20 ans que les miens, ce qui a provoqué des « oh, on s’est pas revu, depuis.. mais je t’ai vu moi, tu étais grande comme ça! » avant de mimer approximativement une trentaine de centimètres.
Time goes by
Aujourd’hui j’avais plus vingt ans que je ne les ai jamais eu auparavant. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai enfin ressenti très fort l’absence, parce que le lieu et la réunion s’y prêtaient, peut-être parce qu’aujourd’hui pour la première fois cohabitaient en moi la contraction de se dire que sa présence serait une évidence s’il n’y avait pas de si, et qu’en même temps, il y a eu, déjà, toute cette vie sans et maintenant il n’y pas plus d’espace vacant – tout l’espace est rempli, pour tous les autres, et peut-être même pour moi aussi.
Tout change, les gens vieillissent, moi il parait que je ne fais que grandir. Je ne sais pas jusqu’à quand j’aurais encore le droit à ce traitement de faveur – et entre nous, il vaut mieux que je fasse gaffe, je crois bien que l’an prochain c’est cuit.
Je me souviens de quelques mots (puisque quand il s’agit d’eux ce ne sont jamais que des mots, écrit sur un clavier étrangé, échangé comme s’ils n’avaient aucune importance, tout ça c’est virtuel tu vois, sans valeur) : tu peux pas le/la forcer non plus, quoi. Comme la limite qui existe entre un bon musicien et un mauvais (je ne vais pas m’étendre, mais passez une journée avec des musiciens de Jazz, on en reparle ensuite…), où se situe la limite entre forcer le destin et pousser là où il ne faut plus ?
Tiens c’est drôle, mon iTunes joue justement See You Again (je ne dirais pas l’artiste, j’ai trop honte).
Je jette un coup d’oeil sur les stats, et je trouve ça assez drôle les recherches que certains font pour tomber ici.. C’est même suffisamment étrange pour être dérangeant, mais passons. Parfois j’espèrerais presque trouver d’autres stats, parfois je me dis que c’est mieux. Parfois j’aimerais juste comprendre…
J’ai ce sentiment grandissant que savoir ce qu’on ne veut pas, c’est déjà pas mal. Et si ce n’était pas suffisant ?