A la folie… pas du tout
J’ai un site web à faire, en un week-end, alors il faut bien que je me motive comme je peux.. Et je sais d’expérience que rien de tel que de la musique pour faire un travail long et rébarbatif. J’ai donc commencé bon an, mal an par le dernier album d’Au Revoir Simone (qui, je le répète encore, est vraiment mortel). Puis je suis passé à mes oldies perso. Et c’est là que je me suis rendue compte de ma mémoire auditive – je me suis surprise à redécouvrir des morceaux que je connais pourtant pire que par coeur (merde y’a du violoncelle là ?? Naaaan…), et à surtout me souvenir de pleins de choses..: des images de concerts, de moments dont ce morceaux là en particulier était la bande originale. Je me suis aussi vue ressentir à nouveau ce qui me plait tant quand je l’écoute, cette absolution là – et si je n’arrive jamais à la trouver nulle part à ailleurs, au moins je l’aurais trouvé là. Bon c’est sûr que ça ne suffira jamais, mais ça me prouve que c’est possible, que ça existe – et je n’en serais jamais pleinement convaincue.
Ca m’arrive très souvent, avec un autre sens : la mémoire olfactive. C’est terrible, parce que selon l’odeur, ça peut me figer totalement. Je me retourne, virevolte presque, parce que je sais à qui ça correspond, plus qu’un nom, c’est une sensation, qui touche (encore et toujours) à l’affectif.
L’autre jour, j’ai d’abord figé parce que c’était trop étrange : wrong people, in the wrong place. Puis je me suis dit « remet-toi, et vite ». Forte de cette résolution, j’ai laissé venir. Puis le parfum a fini par m’envelopper – un peu plus et j’aurais presque cru à une présence.
Il est parti comme il est venu. Je me suis retournée, mais trop tard : il s’était déjà évanouis.
Je réécoute mes oldies, et c’est comme ils ne m’avaient jamais quittés.
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Comments ( 1 Comment )
Oldies but goodies…!
C’est toujours rassurant de voir que l’on a des repères qui restent, stables, encrés dans nos mémoires.
La mémoires olfactive… Je lui en veux ! Le son est facile à retrouvé (encore plus depuis Deezer), et au moins on sait à quoi s’en tenir.
L’odeur me parait frustrante, tellement importante et riche en potentiel, mais surtout tellement trompeuse, menteuse…
Plus jeune j’avais entendu parlé des lecteurs mp6 (oui oui après le mp3…mp4…) si je me souviens bien , diffuseurs d’odeurs. Une telle invention pourrait bien avoir des conséquences énormes sur l’immersion virtuelle.
Toujours en quête de synesthésie…