Sleeping with ghosts
Cette nuit, j’ai rêvé d’un de mes fantômes (c’est assez peuplé niveau ectoplasmes chez moi). Le fantôme du meilleur ami d’enfance. Le double, le presque jumeau, le premier amoureux, le Le.
Le rêve n’étant qu’une manifestation du subconscient, je sais pourquoi j’en ai rêvé, à ce moment précis. Il est venu se poser, au détour d’une discussion, dans mon esprit, et n’est jamais vraiment reparti depuis.
Je pense à lui envoyer un mail. Le revoir. Cela fait-il suffisamment de temps pour que l’on soit capable de se comprendre ? Qu’on ait même juste l’envie de se revoir ? Pour moi, je connais la réponse – pour lui, rien n’est moins sûr.
Je sublime surement cet espèce de tout, d’entité, de symbiose qu’on est sensé représenter lorsque l’on avait six ans (puis huit, puis douze puis.. non, pas quatorze, plus quartoze déjà). Ce n’était pas si parfait. J’ai revu les vidéos, j’étais insupportable. Je me souviens du collège, et c’est lui qui l’était.
Je me souviens du groupe. Du concert dans la cave de chez Tristan – je me demande s’il se rappelle aussi. J’ai pleuré fort, en rentrant chez moi, sur le haut de ma mezzanine. J’ai pleuré l’absence, j’ai pleuré le manque, et j’ai pleuré la frustration : oui c’était possible sans moi, tout est possible sans moi, finalement, on est plus deux, on est un et un, et ça se termine comme ça.
Après cela, je ne me souviens plus bien. Je me rappelle du lycée, où on se croisait, des rares occasions où nos chemins se sont entremêlé par la suite. Je me souviens de la fois où j’ai fait la bise à son père, alors que je ne l’ai gratifié que d’un signe de tête.
J’ai une foule de détails qui me viennent à l’esprit – comme toujours lorsqu’il s’agit de lui.
Putain, toute cette réflexion pour un pauvre mail (ça m’amène sur une réflexion autre, c’est tellement facile un email, est-ce qu’on ne devrait pas faire quelque chose en plus ? Mais quoi ? Une lettre, quand on est plus très sûr de l’adresse (mon dieu, impossible de m’en souvenir… l’aurais-je oubliée ??!), c’est un peu galère.. mais un email c’est tellement rien, on appuie sur deux trois boutons, quelques clics, et c’est parti.. note pour plus tard : réfléchir à comment pourrait-on donner de l’importance à un mail et que celle-ci soit perçue par son interlocuteur ? Voire code couleur) – qui, de surcroit, vient de partir. Advienne que pourra.

Madonna, by David Lachapelle – Time Lapse Photograph Spiritual Value
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Comments ( 1 Comment )
charles antoine added these pithy words on avr 08 09 at 6 h 04 mintime’s a fuckin bitch. il deforme tout meme le meilleur.