So run my baby run my baby run

Je ne sais pas trop où la limite se situe – s’il y en a vraiment une. Peut-on être tous pareils ?
Ces derniers mois, j’ai rencontré des gens avec les même goûts que moi, ayant regardé les même séries, eu les même passions d’enfance, voire la même date de naissance. Aussi différents que l’on pouvait être, il y avait toujours des détails assez dérangeant, des coïncidences un peu trop marquées. Non pas que ça me fasse peur – comme ceux qui ont tendance à vampiriser tout ce que les autres font, et là, on est plus du tout dans la coïncidence ni l’inspiration mais dans le plagiat pur et effrayant – mais ça m’interroge. Comme dirait l’autre, is it just expectation or conditioning ?

On continue sur la voie de la socialisation telle qu’on nous l’explique en socio, à savoir on ne rencontre que des gens avec qui on aura à priori des affinités puisqu’on évolue dans les même sphères sociales, qui auront donc les même goûts que nous et je ne devrais pas m’étonner de trouver des gens dont la vie ressemble à la mienne – je n’étais surement pas assez sortie dernièrement.

Je crois que je peux réécouter l’ensemble de ma discothèque. A chaque écoute, c’est comme si un nouveau monde s’ouvrait. J’ai l’impression d’avoir changé d’oreilles, ou que les anciennes étaient juste bouchées. C’est peut-être le fait de comprendre – enfin – ce qui se dit, ou peut-être d’entendre que tiens, il ont mis les claviers comme ça, et la voix un peu moins devant, et oh qu’est ce qu’on entend bien le charley. Et tout ça est encore bien naïf, et reste dans l’amateurisme de mes jeunes années. Néanmoins, je n’ai jamais eu autant l’impression d’écouter de la musique qu’aujourd’hui. Au menu du jour, Bleed Like Me. Je me souviens que ça m’avait beaucoup déçu, quand je l’avais acheté. J’avais adoré le single radio, Why Do You Love Me ?, et puis le reste était juste trop différent, des chansons plus lentes, et puis disons le franchement, je comprenais pas grand chose à ce que Shirley Manson pouvait bien raconter. Quelques années plus tard, l’album prend une autre dimension, et je pense que je vais pousser jusqu’à la réécoute – c’est parti pour que ce soit mon album à épuiser de la semaine. Il y avait pire choix que Garbage pour ça.

Il y a des gens qui, un jour, quand je vais me retourner, seront soudainement là – et ça me terrifie.


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Comments ( 2 )

« Il y a des gens qui, un jour, quand je vais me retourner, seront soudainement là – et ça me terrifie. »
Ca me laisse songeuse, tellement ça me parle.
(Très joli ce blog, mademoiselle :))

pixie added these pithy words on avr 06 09 at 20 h 09 min

Je crois comprendre…
J’ai envie de te dire « ça prend du temps mais ça vaut le coup d’attendre », va savoir pourquoi :)

Pixie, j’aime beaucoup chez toi !

Mademoiselle Gecano added these pithy words on avr 07 09 at 10 h 25 min

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