Fuis moi je te suis, suis moi.. je suis partie
Il y a des soirs où on sait qu’on devrait juste aller se coucher, sans rien demander à personne, parce que ça ne sert à rien de ruminer et que de toutes façons, rester éveillé à ressasser les même choses ne fera rien avancer.
Il arrive toujours un moment de raz-le-bol, de j’en ai plus envie, de je ne sais pas ce que je veux.
Je suis fatiguée de me sentir toujours aussi insecure, et de voir les autres si certains pour moi est toujours aussi déroutant. J’aimerais croire comme eux.
J’aimerais bien trouver la solution pour sortir de cet état là, même si on m’a dit il y a bien trop longtemps déjà qu’on n’en sortait jamais, qu’on apprenait juste à faire avec.
J’ai toujours peur de glisser, toujours sur le fil, et même s’il y a du mieux, il y a encore trop de vide à côté de moi. Je n’arrive pas à passer de l’autre côté de la barrière, là où il n’y a pas de vide. J’imagine qu’une fois franchie, on a en quelques sortes choisit son camp. Et je ne suis pas sure qu’on soit moins seul à deux.
Je suis fatiguée de ne jamais savoir, à quoi m’en tenir, que ressentir, et surtout à quel moment repartir. Je gère très mal les entre deux, les « oui mais non », et autres « fuis moi je te suis, suis moi je te fuis » (en cherchant l’orthographe sur Google, je suis tombée sur une variante : « Suis moi je te fuis, fuis moi.. je suis partie »). Il n’y a pas d’à moitié. Je ne sais vraiment pas ce que je veux. Je l’apprendrais à mes dépends, j’imagine, comme toujours.
Ils / elles / elle m’épuise(nt).
