Les addictions

Après une semaine de partiels un peu intensive, j’ai choisi d’aller voir du côté de l’Etrange histoire de Benjamin Button.. et j’ai pu pleurer les quelques gouttes d’eau qu’il me restait pour Cate Blanchett et Brad Pitt, dans les tourments de leur dilemme shakeaspearien perso. C’est con, on a beau savoir comment ça se finit… c’est toujours aussi beau. Y’a vraiment que les américains pour nous faire pleurer sur ce genre d’histoires..

La réflexion sur le temps, les sentiments, l’un qui vieillit normalement et l’autre qui rajeunit.. et le message assez fort du « rien n’est éternel », mais « tout est possible ». On en fait bouffer à la pelle, du rêve, avec le cinéma, ou la musique, ou tout ce qu’on veut. « Tout est possible ». Oui, jusqu’à ce que notre volonté soit stoppée par celle de quelqu’un d’autre. Puisque « notre liberté s’arrête là où commence celle de l’autre ». Alors comment ça se fait que dans toutes ces belles histoires, les volontés aillent toujours de pair ?

Dans tout ce que je regarde et dans ce que je lis en ce moment, quelque chose revient très souvent : la solitude qui accompagne la condition humaine. Ils parlent tous de ça : à quel point on est toujours seul avec soi même, au bout du compte, et que ceux qui sont le plus heureux, ce sont ceux qui ont réussi à accepter ça – le fait de pouvoir se supporter seul.
Ca me travaille beaucoup, tous ces gens qui cherchent à être complet avec quelqu’un d’autre sans y parvenir et au contraire ceux qui semble y être arrivé. On les regarde avec de drôles d’yeux, ceux-là, ceux pour qui on écrit des chansons et qui paraissent nous regarder du haut d’une tour lointaine, comme si nos deux mondes s’étaient séparés.. comme s’ils détenaient le secret, la recette miracle. Le truc ça doit surement être que justement, ils n’ont foutrement pas la moindre idée de comment ils en sont arrivés là, mais tout ce qu’ils savent, c’est qu’ils y sont..

 

Mac, en plus de tous les avantages que je pourrais, si je voulais faire ma geek, vous exposer, a une petite application que j’ai programmé au démarrage qui s’apelle « Aide-mémoire ». Bon ça fait un peu truc de vieux vu comme ça, mais je m’en sers de pense-bête (oui je sais, ça s’appelle comme ça aussi) pour les phrases que je choppe au passage, à la volée, que ce soit de séries, de chansons, à la télé.. Voila ce qui traine sur mon post-it d’écran en ce moment :

People are almost as happy as they make up their mind to be (D’sC, season.. 4? 5?) – Have you ever heard the expression « you need to be medicated ? » – The thing to remember is, if we’re all alone, then we’re all together in that too (P.S.: I Love You) – You got blood on your hands / And I know it’s mine/ I just need more time / So get of your low, let’s dance like we used to / But there’s a light in the distance, waiting for me / I will wait for you / So get of your low, let’s kiss like we used to (Unfinished Business, by White Lies) – Ne baisse jamais les bras, tu risques de le faire deux minutes avant le miracle.


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