Et de 94 écoutes.. à partir de quand l’overdose ?

C’est marrant, on a vraiment tous une façon différente de gérer le web. Surtout le nouveau web, le 2.0.

Y’a ceux qui sont hyper contre, les hyper pour, et au milieu, ceux qui veulent voir les nuances de gris.
Je comprends le point de vue des contres : la perte du lien social, l’accès simplifié à tout, donc moins de motivation et d’envie pour aller vers les autres. Je vous aurais bien mis un lien vers un article récemment lu sur le « blog » d’un groupe relativement connu (hum), mais visiblement le post était de trop puisqu’il a disparu au bout de quelques minutes.. dommage, je ne peux vous en extraire qu’une phrase : « J’aimerais bien trouver le moyen de stopper internet… d’arrêter toute cette merde technologique qui nous fait communiquer juste à travers un écran… » (copyright J, from SP’s blog).
Je continue à penser qu’on ne fait d’internet que ce que l’on veut en faire. Je m’explique : au final, on choisit par quel biais on communique avec les gens, et si on le fait ou pas. Peut-être qu’il y a des impératifs maintenant (comme celui d’avoir une adresse mail), pour des raisons pratiques, mais pour le reste on ne nous oblige à rien. Alors bien sur, pour un groupe, un MySpace est indispensable pour exister. Mais les réfractaires de Facebook ont raisons parfois : à quoi bon être présent sur tous ces réseaux sociaux et y consacrer plus de temps qu’il ne faudrait ?
Il y a encore quelques années, on gérait beaucoup moins bien le phénomène, et on cherchait les limites. Mais je crois en la nature humaine.. on en revient, d’internet. Et finalement rien ne vaut se retrouver à une terrasse de café pour discuter des heures durant, à bâtons rompu du dernier sujet qui nous préoccupe.
Mais parfois on a pas le choix : tout le monde n’a pas le temps de venir se poser, avec n’importe qui, à une terrasse de café. C’est l’effet V, la distanciation… ce cher Bertold (Brecht).
Alors oui, ça facilite les choses, c’est vrai, on ne va pas se voiler la face plus longtemps : certaines relations ne seraient jamais nées sans internet, tout simplement parce qu’on ne se serait jamais retrouvé au même moment au même endroit. C’est ce qui fait la richesse d’internet. C’est aussi tout ce qui fait sa fausseté : on abolit les limites, les barrières, et une fois transposé dans l’univers réel, on oublie qu’elles étaient là, d’où bon nombre de situations bizarres, voire inappropriées. Pour le coup on est au mauvais moment, au mauvais endroit.

Je crois que le web est une ressource miraculeuse pour la culture, pour l’esprit, pour la création. Faire du contenu n’a jamais été aussi facile, exister sur la toile également. Ca ne veut pas dire qu’on est lu, mais je prends beaucoup de plaisir à lire les autres, qui linkent d’autres blogs, et un peu comme MySpace il n’y a pas si longtemps, on va de blog en blog comme on allait de profile en profile pour découvrir de réelles perles. De là née la réflexion, l’envie d’écrire.. un peu comme cet article comme une réponse au computer kill de J. On échange des idées plus structurées. On en échange beaucoup trop aussi. Mais on écrit aussi beaucoup de la musique, et loin des vieilles K7 qui ne sortaient jamais d’une chambre, on le met sur internet, et on existe. On en revient à la notion d’exister que si on est trouvable sur le web. Et finalement, ceux qui n’y sont pas jouissent d’une position enviable : on les traque, on se demande pourquoi. Et finalement, ce sont ceux qui se taisent qui intéressent le plus.

Je suis de ceux qui essaient de voir le gris, et je suis persuadée qu’on peut faire les deux et le vivre intelligemment – être avec son temps, sans s’y perdre. Non, les gens ne sont pas là pour faire joli derrière un écran. On existe : la preuve, on prend du papier, un stylo, et on écrit. Seulement quand la réponse ne peut être que virtuelle, on abandonne.. au nom de la lutte contre le monde virtuel j’imagine.

Oh, et comme un appel du web, justement : un mail de 1&1.com me stipulant que ma demande de transfert de mon serveur superbus.org est bien effectuée. Enfin ! En fin.


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Comments ( 3 )

C’est pertinent ta réflexion, comme toujours !
Juste une interrogation naissante au passage : est ce qu’il existe des situations, des relations, des sentiments sans « pour ou contre » ?
De mon point de vue : non…
Ce qui me ramène au fait que la vie, c’est un peu comme une pièce un côté pile et un côté face indissociables, coexistants, pour avoir l’un,
il faut accepter l’autre.

Mademoiselle Gecano added these pithy words on fév 18 09 at 10 h 33 min

Hein l’article a été supprimé quelques minutes après ?
Je ne comprends pas …en quoi il genait. L’avis tranche certe mais argumentait une certaine volonté. A nuancer peut être (ce qui me rapelle mon avis sur leur dernière prod.)

A mes yeux tout a été fait en terme d’image pour qu’ils soit encore plus distant et pourtant elle a jamais autant bloggué! Ca me parait un peu paradoxal. Surtout d’utiliser le moyen critiqué (et surement critiquable) pour le dire. Mais bon je peux pas nier que j’ai apprécié. Ca change un peu … (Faudrait que je pense à me desabonner des mails myspace !)

Réflexion interresante en tout cas…
Je suis aussi pour le gris même si au vu de ma formation ce serait le gris qui est vers le 2.0 . Tout ces réseaux sociaux , ça rends un peu skyzo, et font perdre pas mal de temps, mais peuvent être tellement efficaces !… il doivent rester outils. Tant que je ne sombre pas dans la réalité d’un de mes moi-virtuels tout ira bien.
Le message de J. me fait penser à un épisode de Futurama ou Bender, robot de son temps, se mets à refuser la technologie . http://www.wat.tv/video/futurama-s5...

cédric added these pithy words on fév 19 09 at 1 h 29 min

Oui, je crois que c’est resté à peine une demi-heure.. bizarre hein ? Je comprends pas trop non plus, d’autant plus que j’ai bien aimé sa réflexion. Bon son avis là dessus, je le connaissais déjà dans les grandes lignes, mais là c’était exprimé, public.. un peu trop public ? Jusqu’où peut-on être public ? Maintenant que c’est un personnage public, peut-elle étaler autant le fait qu’internet et tout ce qui va avec la fait royalement chier ?
Ou peut-être que l’enjeu est ailleurs.. et que cette réflexion lui a paru un peu étrange après l’avoir écrit.
C’est bête parce que des trucs comme ça, ça la rend plus « humaine » aux yeux des gens, et ça nous permet d’avoir une petite idée de ce qui peut se passer dans sa tête.. est-ce que c’est déjà aller trop loin à son sens (dans l’intrusion j’entends) ?
C’est marrant mais ça me rappelle mes premières expériences de blogging : quand on veut poster des trucs perso, mais qu’on ne sait pas trop jusqu’où on peut aller. Souvent on réécrit quelques minutes après, ou on efface. Sauf que moi, mon blog n’était pas en page d’accueil de MySpace depuis quinze jours ;)

Cam added these pithy words on fév 19 09 at 1 h 38 min

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