Digging into the archives

Read it. Erase it.

C’est dingue à quel point la mémoire est sélective.

Je parcoure mes archives, et je m’étonne – merde j’ai vraiment écrit ça? J’ai vraiment pensé ça? J’ai vraiment été comme ça?
Le temps, les gens, la vie balayent.

Try out

Ok let’s do it.

Yes we can.

Of course you do.

Subway Chronicles #4

Je pousse la porte et me voila dehors – il pleut un peu, il est presque tard – métro ou taxi?

Je décide de marcher sur le trottoir de droite même si je préfère celui de gauche, il pleut un peu plus et je me cache sous ma capuche – des gouttes de pluies viennent s’écraser sur mes lèvres.
J’aimerai courir mais je ne suis déjà plus en état – il est presque tard – mais j’arrive dans la station et mon coeur bat à toute vitesse, comme si j’avais couru, comme après l’effort, comme quand j’y suis allé un peu fort. Heureusement j’ai toujours ma capuche et toutes mes couches de pull, ils n’y verront que du feu.

Première surprise, pas de train avant 8 minutes, oui huit – h-u-i-t, je me le répète dans ma tête, comme pour être sur que j’ai bien compris – faut-il vraiment que je reste sur ce quai huit minutes?
Mais il y a déjà deux personnes devant moi, ils vont attendre aussi, ils n’ont pas l’air méchant, alors je m’assois à côté de l’un deux et je sors Orlando, de Virginia Woolf. Orlando est déjà une femme. Il reste pourtant 6 minutes. J’essaie de me focaliser sur l’histoire, alors que quelques minutes plus tôt, sous la pluie, je me disais que j’aurai bien écrit là, dans le métro – j’ai jamais de quoi écrire quand il faut, pourtant j’en entasse des carnets, des moleskines, des notebook.
Alors je commence à écrire dans ma tête, ça me calme, c’est plus simple que de laisser des bouts de mots embrouiller le cours de mes pensées.
J’écris dans le vide et j’ai l’impression de courir, ou de tomber au fond d’un puits, y’a plus rien pour m’arrêter et tombe, tombe, tombe.. ça c’est surement à cause des affiches d’Alice un peu partout dans mon Paris.

J’ai tellement peur de rater une miette de ces journées, de ces événements, je sais à quel point c’est important, éphémère et fragile – je les vis dans l’angoisse de les quitter, comme si une fois les rideaux tirés, je ne savais plus très bien ce qu’il allait advenir du reste. J’ai l’impression d’enfoncer mes ongles dans la chair pour en extraire tout ce que je peux garder, comme une réponse à mon sujet – métro ou taxi? Prendre le risque ou s’assurer de payer?

C’est toujours un peu ça, quand ils partent, et qu’ils reviennent – je ne sais jamais trop sur quel démon compter.

La jeune fille à ma droite a toussé – plus que deux minutes – j’ai essayé de ne pas la regarder de travers, Orlando arrivait en Angleterre, de nouveau, et mon métro était à quai.
Je suis montée, Orlando a mis pied à terre, j’ai foncé, tête baissée, et tout est retombé – et après?

L’escapade Angevine – après

Je suis malade et j’ai eu froid, très froid.

Ca faisait bien longtemps que je n’avais plus vu le chiffre « 6  » sur mon réveil le matin, et ça ne m’avait pas vraiment manqué.
J’ai pris le métro avec la France qui se lève tôt (c’est à dire « les autres »), j’ai couru à m’en détruire la gorge pour attraper le TER de 8h18. J’ai toussé une demi-heure au milieu du wagon plein (et je pense que j’aurais maudit n’importe quel autre voyageur pour faire la même chose). J’aurai bien dormi, j’ai pas réussi.
J’ai déjeuné dans une maison qui sent plus vraiment le neuf, ça fait des années que c’est comme ça, je crois même que ça l’a toujours été – c’est peut-être pour ça que j’ai jamais aimé y dormir.

Pour le reste et bien… c’est comme pour tout le monde. Pas vraiment au programme du funny week end prévu initialement (puisqu’il faut bien s’occuper quand d’autres sont partis).

Et puis finalement.. finalement on est plus samedi. On est pas en février, il fait plus si froid, ma gorge tousse mais je ne suis plus aussi fatiguée que la veille au soir.
On s’est arrêté – aujourd’hui n’a pas de place dans l’espace temps, aujourd’hui c’était pas vraiment une journée possible, réelle, c’était pas une journée pensée, pas de temps pour se préparer, juste des « on fait », des « on dit », des bises échangées avec trop de gens, des poignées de mains, des larmes dans les yeux des autres et le calme olympien de ce petit bout de campagne.

Aujourd’hui n’a pas de temps – je serai malade, mais que demain.

L’escapade Angevine – avan(couver)t

Tiré c’est gagné.

Voila comment j’ai tiré (au sort) le week end potentiellement le plus pourri depuis un bon moment.

D’abord j’ai eu la mauvaise idée de me lever, résultat mal de gorge, médecin, repos.

Puis j’ai répondu au téléphone. Et finalement c’est tgv, repas de famille et chrysanthèmes, même rituel après le rituel.

Je crois que j’ai gagné le gros lot.

Et comme c’est pas juste, ça fait chier, je profite de la place public – par le truchement du blog – pour me plaindre. Et puis fuck.

Tu dis ça parce que tu es en colère

Je sais pas dire fait chier.

 

We’re so close

To something better left unknown

 

Plus qu’avant.

Le problème au fond c’est qu’il y a toujours quelque chose. `

 

The guest

Destroy everything you touch

 

Vaudeville

Je laisse foutre.

 


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